Echanges fraternels
Pour qu'il y ait un réel échange, il faut obligatoirement connaître l'autre et se faire connaître.
Voir l'autre tel qu'il est, être loyal et honnête envers lui. Lui laisser le droit de rester ce qu'il est.
Dans une société mutli-culturelle, multi-ethnique et par conséquent multi-religieuse. Tout le monde possède une réelle richesse.
Débattre entre diverses tendances philosophiques, religieuses, ouvre des portes.
De la connaissance naît la tolérance. Évidence même.
Dès l'instant où l'on décide de tendre la main aux autres, de pratiquer l'échange, de dialoguer, on s'enrichit.
Une expérience pratiquée au cœur même de la Transylvanie porte ses fruits.
Cette expérience consiste à donner du temps, partager sa connaissance aux autres.
Étudier seulement pour soi est la forme la plus excessive d'égoïsme.
Celui qui a la chance d'étudier, d'avoir du temps pour l'étude ; à le devoir de la partager.
La base du Christianisme se trouve dans le Judaïsme
Les théologiens, étudiants chrétiens sont intéressés par la vision interne du Judaïsme c'est-à-dire, entendre de la bouche d'un (e) juif (ve)En tant que femme, il est plus aisé de se faire accepter. Dans une Europe encore fort machiste, il faut s'imposer. Surtout aucun droit à l'erreur ne sera toléré.
Organiser des rencontres œcuméniques chez soi, sur base de neutralité, est " original ".
Mettre face à face les différentes composantes religieuses cohabitant : Orthodoxes, Greco-catholique, Romano-Catholique, Reformé. Efficace. Neutraliser car en tant que juive, je ne suis pas chrétienne... Les orthodoxes, et les greco-catholiques étant roumains, les romano-catholiques et les reformés, hongrois. Choisir la langue roumaine ? Langue hongroise ?
Mais aussi utiliser une langue autre. La langue française, langue de la diplomatie, connue par beaucoup de théologiens.
Des liens d'amitiés finissent par se nouer. La fraternité se transforme en amitié parfois.
Prendre son TaNaKH (Bible), Talmud sous le bras et aller dans des instituts de théologie chrétienne est possible dans cette partie de l'Europe.
Partager modestement ses faibles connaissances, les partager avec des futurs prêtres, popes est une façon concrète de lutter contre l'antisémitisme.
Rendre vie à ceux " qui sont morts à Auschwitz ". Car ne rien faire, oublier, rejeter ses propres racines - cela vaut pour tous, dans tous les contextes historiques - cela signifie donner des victoires posthumes à Hitler (à Lénine, …).
Les théologiens chrétiens se représentent les juifs gémissant sous le poids monstrueux de la Loi. L'existence du juif pratiquant qui se soumet aux multiples mitsvoth (les observances traditionnelles) leur paraît enchaînée et irrespirable. Regardant de l'extérieur, ils ne peuvent comprendre que ce joug est doux à partager. Ils ne peuvent pas saisir la joie mystique du Fidèle heureux de se plier à cette discipline : Sim ha Chel Mitsva-- joie de la Mitsva. Satisfaction du devoir accompli, sans doute, mais aussi, atmosphère spécifique, faite de sérénité ; de charme, de douceur, de joie pure, intime, de céleste noblesse.
Se mettre à la place de l'autre aide à comprendre, les comportements, les réactions. Comment, nous juifs sommes-nous perçus ?
Méconnus, mystérieux.
Comment voyons-nous les Chrétiens ?
Il a fallu les entendre et surtout écouter, regarder et les voir.
Aller dans leur monde, apprendre à les connaître.
Quelle différence y a t il entre un Chrétien orthodoxe et un greco-catholique ?
Qu'est ce qu'un Csango ?
Qu'est ce qui différencie les Chrétiens occidentaux des romano-catholiques de Roumanie ?
Site officiel du ministère de la Culture (aussi en français)
http://www.ministerulculturii.ro/franceza/culte/biserica_catolica.html
Église d'Orient
Site en roumain de l'Eglise Orthodoxe de Roumanie
http://www.crestinism-ortodox.ro/html/index.html
Constantinople est le centre principal de l'orthodoxie. Avec comme chef spirituel le patriarche œcuménique de la ville.
Sous le nom d'église orthodoxe, église d'orient, on désigne une confédération d'églises autocéphales.
L'église orthodoxe Roumaine est la religion dominante. Née lors de la séparation des églises d'Orient et d'Occident au XI siècle.
On estime à + de 80 % les Roumains orthodoxes.
Elle s'administre de manière indépendante, à le droit d'élire son propre primat. La plus haute autorité est représentée par le saint Synode ayant à sa tête un Patriarche de Roumanie.
L'orthodoxie signifie " la juste croyance ".
Les théologiens Orthodoxes insistent davantage sur le caractère mystique et spirituel plutôt que sur l'aspect social. L'église Orthodoxe est restée fidèle aux dogmes définis par les 7 premiers conciles, tient en respect les écrits des Pères de l'Eglise.
Accorde une grande place aux icônes. Ayant une valeur pédagogique représente la parole liturgique.
Église Gréco-Catholique ou Eglise Roumanie unie avec Rome .
Site officiel de l'église Greco-catholique, Unie avec Rome (en roumain)
http://www.bru.ro/index.asp
Http://www.greek-catholic.ro/main/
Les Greco-catholiques sont minoritaires, la plupart sont Roumains, et en Ukraine on trouve un Vicariat ruthène. Créé au 17 e siècle en Transylvanie lors de l'union d'une part des Roumains orthodoxes avec l'église Catholique.
Le premier évêché eut son siège à Alba Iulia. Transféré à Fagaras pour être installé à Blaj (de 1737 à aujourd'hui). Devenu le siège d'Archevêché. Métropolite actuel est Lucian Muresan. D'autres évêchés furent créés : Oradea, ensuite Gherla (Cluj-Gherla), Lugoj, Maramures.
Des ordres religieux Gréco-Catholiques furent également créés. Le plus important étant : l'Ordre de Saint Basile le Grand.
Dès 1734 un séminaire théologique fut créé à Blaj. Transformé par la suite en institut théologique. On trouve des instituts de théologie, des séminaires à Oradea, Cluj. À partir de 1948, l'église greco-catholique fut interdite. L'église avait : 1,8 millions de fidèles et 2.500 prêtres, Une Académie théologique, trois séminaires, des monastères. Les bâtiments furent confisqués et octroyés à l'église Orthodoxe. La rétribution des biens des Greco-Catholiques n'est pas encore résolue à l'heure actuelle. Quant aux prêtres et évêques, ils furent arrêtés. L'activité continua dans la clandestinité et des évêques furent ordonnés clandestinement en remplacement de ceux qui étaient arrêtés.
En Transylvanie (Erdély, en hongrois : Pays au-delà de la foret, en français; Ardeal, : en roumain)
Vivant la plus grande minorité hongroise, également des saxons ( origine germanique).
Romano-Catholique
Site de l'église Romano-Catholique (non officiel)
www.catholic.ro
La minorité hongroise est divisée entre Protestants et Romano-catholiques. Les différences entre la dogmatique Orthodoxe et Romano-Catholique qui toutes deux sont basées sur les Saintes Ecritures, sont : l'autorité est accordée au Pape, l'existence du purgatoire, l'eucharistie faite avec du pain non levé (hostie).
Une nonciature est installée à Bucarest.
Csangos :
Catholiques d'origine hongroise, groupe homogène, issu du Moyen-âge. Vivent dans la partie orientale des Carpates de Roumanie et dans la région de Moldavie (Roumanie). Vivent dans les villes de Bacau, de Roman, Bistrita, Tuzlau et de Trotus.
Ils se distinguent par leurs traditions anciennes, langues, et un l'art populaire très riche. Leur identité de Csangos a reposé sur la religion catholique de rite romain, leur propre langue. Dialecte du hongrois.
Essentiellement des paysans, ils ont gardé toute la richesse, lui puissance de leurs traditions.
La musique vocale populaire hongroise, les costumes folkloriques sont des caractéristiques de la pauvreté.
Les instruments de musique utilisés par les Csangos sont très anciens. Tels que : cornemuse (notamment une cornemuse hongroise très ancienne utilisée exclusivement en Moldavie - partie orientale de la Roumanie), le luth la trompe et la flûte champêtres à six trous... Mais aussi le violon, l'accordéon et le tambour.
La vie religieuse conserve des éléments issus du Moyen-âge, des rites païens, ferveur de la foi catholique romaine est très présente chez les Csangos.
Comme dans les années 50, ils cherchent à chanter leurs anciens hymnes religieux en dialecte à l'église, souhaitent avoir la messe en hongrois.
Protestants
Saxons
Hongrois de Transylvanie.
http://proteo.cj.edu.ro
On y trouve des Luthériens, (Réformés), Calvinistes, Unitariens,
Mais aussi des néo-protestants : Adventistes, Baptistes, Pentecôtistes.
Dans la région de Constanta et à Tulcea on trouve une communauté musulmane (dont 85 ù à Constanta). Appartenant aux Sunnites. On estime le nombre à 56 000.
La Communauté Juive de Roumanie :
En Transylvanie, la majorité des Juifs sont Ashkenazim ( Europe du Nord, de l'Est), de langue hongroise. Dans d'autres régions, Bucarest, en Moldavie, ils sont Séfaradim (originaires de la péninsule Ibérique), sont de culture roumaine...
Le chiffre exact n'est pas connu, selon le ministère de la Culture (et des cultes) roumain
Le recensement de 1992 donne : 9.000 Juifs vivant sur le sol Roumain.
D'autres sources donnent le chiffre de 20.000 juifs.
Dans la ville de Cluj (capitale de la Transylvanie) on a enregistré lors du dernier recensement : 157 Juifs.
Cela est dû à la Shoah et ensuite à la vente des Juifs orchestrée par lesautorités communistes.
Sites intéressant :
http://www.sefarad.org/
http://www.unibuc.ro/en/cc_cstebrgg_en
http://www.memorial-cdjc.org/en/guide/romania.htm
http://www.oter.rom.cd/ : site des jeunes de la Communauté juive de Timisoara
http://www.kishinev.org/ Communauté juive de Chisinau Kishinev : en langue russe)
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